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Actus : COMMERCE DE PROXIMITÉ ET ATTRACTIVITÉ

COMMERCE DE PROXIMITÉ ET ATTRACTIVITÉ

La Ville aux petits soins des commerces du centre-ville
À l’heure où les grandes enseignes se multiplient, où les zones commerciales se développent sans cesse et où la consommation de masse est encouragée à grand renfort de publicité, la Ville de L’Isle- sur-la-Sorgue choie ses petits commerces de cœur de ville. Un défi de chaque instant dans un département qui concentre les zones commerciales les plus denses de France et qui n’échappe pas à l’évolution des modes de consommation au travers du e-commerce.
Dans un contexte où la grande distribution tente de multiplier ses points de vente, la Ville de L’Isle-sur-la- Sorgue a récemment décidé, lors du dernier conseil municipal, de contrarier le projet d’installation d’une enseigne ALDI de près de 900 m2 de surface de vente en périphérie, en sollicitant l’avis préalable de la Commission Départementale d’Aménagement Commercial (CDAC). Si elle ne constitue pas un plaidoyer contre l’extension des grandes surfaces commerciales en périphérie, cette décision témoigne d’une vigilance de la municipalité à l’égard du commerce de proximité et d’un équilibre des implantations d’enseignes en cœur de ville avec la périphérie. Nombreuses sont les villes françaises à l’instar d’Albi, Angers ou encore Amiens et Calais qui ont fait le constat de la multiplication des grandes surfaces en périphérie en défaveur de la vitalité de leur centre ancien. Jugeant l’offre commerciale des grandes surfaces suffisante à L’Isle-sur-la- Sorgue, la Ville s’emploie à limiter son développement.
La dynamique d’un centre-ville est en effet intimement liée à celle de ses commerces et à l’attractivité qu’ils génèrent. Si l’on en croit le faible taux de vacance des cellules commerciales inférieur à 5 % en centre-ville (que connaissent aussi les villes de Lyon, Strasbourg ou Nantes !), le commerce de proximité l’islois se porte plutôt bien en comparaison de la moyenne nationale galopante qui atteint désormais les 10% et progresse chaque année d’un point.
Ce constat n’est pas étranger aux nombreuses actions menées pour préserver cette dynamique, qu’elles soient initiées par la Ville ou par les commerçants eux-mêmes, qui ont tout perçu des enjeux et de l’intérêt de l’attractivité du centre-ville en multipliant les actions visant à égayer les rues et leurs enseignes (on se souvient, entre autres, de la rue Carnot fleurie de marguerites pour fêter le printemps 2018 ou de l’opération « État de siège » en marge de la foire internationale d’Août 2017). A travers une offre de parkings désormais aménagés et sécurisés ainsi qu’un programme ambitieux de requalification de la voirie en centre-ville en 2018, la Ville soigne l’accueil de ses visiteurs. Comme chaque année, elle instaurera une piétonisation des rues les plus commerciales en période estivale.
L’esthétique des lieux n’est pas oubliée et participe de l’attractivité du cœur de ville. Engagée dans une politique patrimoniale, la Ville a impulsé une dynamique autour de la culture et du patrimoine, qui concoure au développement économique et à l’attrait du cœur de ville. Aux termes d’un chantier de restauration d’envergure de la collégiale Notre-Dame des anges qui a magnifié l’édifice, c’est désormais le grand projet de réhabilitation de l’îlot de la Tour d’Argent et de son cinéma qui débutera prochainement et participera à la dynamisation du centre ancien.
Consciente que cette politique de revalorisation patrimoniale doit s’engager en cohérence avec une recherche d’esthétique harmonieuse à laquelle chacun doit participer, la Ville a également adopté une charte des terrasses en 2015. Ce document établit des préconisations esthétiques globales en direction des restaurateurs. À titre d’exemple, le mobilier des terrasses doit respecter une gamme de couleurs préalablement définie pour une cohérence d’ensemble. Les restaurateurs ont jusqu’à l’été 2018 pour s’y conformer. Hormis quelques retardataires, le mobilier des terrasses se déploient désormais dans une harmonie de couleurs et de matériaux qui participe à l’esthétique de la Ville.
La question du maintien et de l’accessibilité des services publics en centre ancien, qui participe à sa dynamique et sa fréquentation, reste au cœur des préoccupations. L’office de tourisme, qui déménagera à l’automne prochain place Ferdinand Buisson, parie sur une visibilité accrue qui pourrait augmenter le chiffre de sa fréquentation de 20 à 30% selon les estimations.
Si le cœur de ville ne souffre pas d’un déficit d’attractivité commerciale, il doit cependant répondre à des enjeux différents, à commencer par celui du développement d’activités commerciales orientées sur la seule saison estivale, au détriment d’un commerce annuel. En restant ouvert au cours de l’hiver 2018, communément vécue comme la saison basse, l’FMR place culturelle s’est voulu exemplaire.
Enfin, la Ville reste attentive à un indicateur majeur : celui du nombre d’habitants résidants de façon pérenne dans le centre-ville, dans un contexte où la proportion de logements saisonniers est en augmentation. À travers des mesures incitatives auprès des propriétaires bailleurs d’aide à l’amélioration de l’habitat (Programme d’Intérêt Général / Soliha84), de programmes immobiliers en cours de construction en centre-ancien (l’immeuble Cœur de L’Isle en lieu et place de l’ancien garage Manni accueillera 35 nouveaux logements), la Ville entend maintenir et attirer de nouveaux résidents.
Gageons que l’ensemble des actions menées en faveur de l’attractivité du centre-ville participeront à maintenir la dynamique urbaine et la convivialité de notre centre-ancien.